homme portant un panier de légumes

Territoire rural et de montagne, les Pyrénées Haut Garonnaises ont une réelle vocation agricole avec des grandes cultures de céréales, du maraichage et de l’élevage.

 

 

Du fait de sa topographie, le pastoralisme demeure une activité prédominante dans les zones de haute montagne entre 700 et 3000m d’altitude. Chaque année, les troupeaux de moutons, de vaches, de chevaux, de chèvres sont montés en estive pour y passer la belle saison. Au total, plus de 210 éleveurs transhument dans les estives Haut-Garonnaises ce qui représente 26 000 ovins, 2500 bovins, 200 équins et 200 caprins.

 

Ces estives gérées par des groupements pastoraux, les communes ou encore des associations foncières pastorales sont toutes situées dans des espaces à qualification environnementale : des Zones Naturelles d'Intérêts Ecologiques Faunistiques et Floristiques (ZNIEFF) ou encore des zones Natura 2000.

 

La Communauté de Communes Pyrénées Haut Garonnaises souhaite accompagner les filières dans le développement des circuits courts par le biais de projets structurants.

 

 

Du Pôle Maraichage Biologique au Projet Alimentaire de Territoire

En 2013, l’ancienne Communauté de Communes du Haut-Comminges en partenariat avec Erables 31 et les Jardins du Comminges a travaillé sur une étude-action « Pôle Maraichage Biologique en Comminges ».

 

 

Vidéo Cocagne R&D : Le pôle maraîcher biologique

 

 

Transcription textuelle de la vidéo

 

 

 

Nos partenaires

logo Erables 31     logo Les jardins du Comminges      Logo réserve parlementaire

 

Pour les citoyens

  • accéder dans les restaurants collectifs (cantines, établissement sanitaires et sociaux, restaurants d'entreprises...) à des produits sains et frais
  • redonner du plaisir à table et du sens aux aliments consommés
  • rendre concret le lien entre alimentation et vie économique du territoire

 

 

Pour les producteurs

  • Partager, mutualiser et investir en commun dans certains bâtiments d’exploitation, matériels et outils de production : hangars, chambres froides, système d’irrigation, outils spécialisés par exemple
  • S’organiser pour les approvisionnements en intrants : groupements de commandes, facilités de livraisons, économies d’échelle
  • Faciliter l’entraide et l’emploi de salariés : développer l’entraide et/ou créer un groupement d’employeurs permet de mutualiser le travail d’un ou de plusieurs salariés. Il permet à terme de rendre le métier plus « vivable »
  • Favoriser les échanges de savoir-faire et l’expérimentation : importance de la formation continue des producteurs et de l’échange d’informations, facilitation de l’expérimentation de nouvelles techniques

 

des maraîchers nous montrent leurs carottes

 

 

Pour les collectivités locales et leurs groupements

  • développer une économie rurale vivante et créatrice d’emploi
  • maintenir et développer des relations de proximité entre monde agricole et urbain
  • améliorer la qualité (produits sains et frais) et l’image du service de restauration proposé à leurs citoyens
  • protéger l’environnement sur leur territoire : éviter la pollution de l’eau, maintenir une biodiversité importante, éviter la dégradation des sols
  • saisir l’opportunité d’être accompagné par deux structures agricoles complémentaires et mobilisées sur cette thématique : les Jardins du Comminges et du Volvestre et Erables 31

L’étude a conclu notamment que la demande en légumes brut était trop faible pour justifier la création d’une plateforme de distribution, mais suffisamment émergente pour mettre en place une expérimentation logistique qui valorise les structures existantes.

 

Les enseignements tirés de cette phase au-delà de l’évaluation quantitative sont que d’une part les commandes concernent tous les produits (pas seulement les légumes) et qu’un accompagnement aux changements de pratiques devait être mis en place pour les gestionnaires de restauration collective.

 

Cela a conduit le groupe de travail à mettre en place une deuxième phase afin d’actionner la demande et d’étudier des solutions techniques par le biais d’une approche plus globale : le Projet Alimentaire de Territoire.

Le Projet Alimentaire de Territoire s’inscrit dans loi d’avenir pour l’agriculture, l’alimentation et la forêt du 13 octobre 2014 (Art 39), en tant qu’un diagnostic partagé faisant un état des lieux de la production agricole et alimentaire locale, du besoin alimentaire du bassin de vie et identifiant les atouts et contraintes socio-économiques et environnementales du territoire.

 

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Projet de création d’un atelier de découpe

troupeau de vache dans le comminges

 

Dans le cadre du projet de valorisation des circuits courts, l’ancien Haut-Comminges avait lancé en 2014 une étude pour la création d’un atelier de découpe suite au constat que les éleveurs souhaitent réaliser de plus en plus de vente directe. Par une obligation réglementaire, ils doivent cependant suivre des circuits agréés actuellement saturés.

 

Il s’agirait de créer un outil permettant aux éleveurs qui le souhaitent de valoriser leur production animale. Afin de rapprocher le consommateur du producteur, l’atelier de découpe pourrait proposer aux éleveurs de découper et conditionner leurs carcasses, de transformer la viande voire d’aller jusqu’à la vente (vitrine des éleveurs).

  • Dynamiser l’activité d’élevage au cœur du territoire en facilitant la transformation et la commercialisation de viande locale de qualité.
  • Développer une activité économique génératrice d’emplois de type artisanal (métiers de la boucherie)
  • Développer les circuits courts et faciliter l’accès des consommateurs commingeois à des produits locaux de qualité
  • Ce projet sera sur la zone artisanale : Développer les potentialités économiques locales en aidant les entreprises et en favorisant les projets locaux grâce à l’aménagement d’une zone artisanale intercommunale, soutenue par l’état depuis sa création.
  • Favoriser la création d’emploi sur le territoire de manière à fixer les populations en milieu rural.